La décision des autorités espagnols d’accorder la nationalité aux Sahraouis nés avant 1976, a provoqué une onde de choc sourde et violente au sein des élites marocaines.
Cette démarche est perçue comme un acte d'hostilité à l'encontre de l’amitié entre deux pays dont les relations vacillent du meilleur au pire et du pire au meilleur depuis plus de neuf siècles.
À cet égard il convient de préciser qu’une bonne partie des dirigeants au Maroc est d’origine andalouse tandis que tout le sud de l’Espagne porte les traces d’une importante présence historique marocaine.
Rien ne ressemble plus à Séville, Cordoba ou Grenade que Marrakech, Fès ou Rabat.
Cette proximité humaine et architecturale est régulièrement mise à mal par un écart abyssal des niveaux de vie des peuples de chacun des deux pays. C’est une source de tensions non négligeable. Ce n’est pas la seule.
À cet égard il convient de préciser qu’une bonne partie des dirigeants au Maroc est d’origine andalouse tandis que tout le sud de l’Espagne porte les traces d’une importante présence historique marocaine.
Rien ne ressemble plus à Séville, Cordoba ou Grenade que Marrakech, Fès ou Rabat.
Cette proximité humaine et architecturale est régulièrement mise à mal par un écart abyssal des niveaux de vie des peuples de chacun des deux pays. C’est une source de tensions non négligeable. Ce n’est pas la seule.
La dernière décision du gouvernement espagnol sur l’octroi de la nationalité espagnols aux Sahraouis a mis de l’huile sur le feu pour plusieurs raisons :
1.L’Espagne a été une puissance dominante sur plusieurs territoires historiquement marocains qu’elle a restitué à différentes périodes. Le Nord du Maroc en 1956, Tarfaya en 1958, Sidi Ifni en 1969 et le Sahara en 1976.
Pourquoi seule la région du Sahara est concernée par ce projet ?
Et, question supplémentaire : pourquoi les populations qui ont fui cette région en 1958 (suite à l’opération Écouvillon) ont été écartées ? Toutes ces populations ont partagé pourtant une histoire coloniale similaire.
2.Ce n’est pas la première fois que l’Espagne agit ainsi. Lors d’une modification du code civil destiné à permettre la naturalisation des descendants des populations andalouses, expulsées d’Espagne en 1492 et 1610, seuls les juifs séfarades ont été pris en charge.
Les musulmans d’origine andalouse n’ont pas réagi en raison de leur attachement viscéral à la monarchie marocaine et à leur patrie d’adoption mais cette maladresse a choqué lors de sa promulgation.
C’est d’autant plus grave qu’en activant cette décision; Madrid crée un mécanisme d'ingérence dans les affaires d’un pays voisin et ami.
En effet doter des citoyens marocains, résidant dans les provinces du Sud, d'un passeport européen équivaut à dire que l'Espagne s'attribue une tutelle consulaire sur des ressortissants vivant sur un territoire différent du sien.
Un espace considéré, de surcroit, non autonome par le droit international. Ce dispositif ressemble à s’y méprendre au système des « protections » consulaires des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, à l’origine du démantèlement de l’Empire Chérifien du Maroc.
Il était utilisé par les puissances européennes pour soustraire des populations locales à la juridiction des Sultans du Maroc à l’origine de la colonisation du Sahara en 1885 et du reste du Maroc en 1912.
Pourquoi seule la région du Sahara est concernée par ce projet ?
Et, question supplémentaire : pourquoi les populations qui ont fui cette région en 1958 (suite à l’opération Écouvillon) ont été écartées ? Toutes ces populations ont partagé pourtant une histoire coloniale similaire.
2.Ce n’est pas la première fois que l’Espagne agit ainsi. Lors d’une modification du code civil destiné à permettre la naturalisation des descendants des populations andalouses, expulsées d’Espagne en 1492 et 1610, seuls les juifs séfarades ont été pris en charge.
Les musulmans d’origine andalouse n’ont pas réagi en raison de leur attachement viscéral à la monarchie marocaine et à leur patrie d’adoption mais cette maladresse a choqué lors de sa promulgation.
C’est d’autant plus grave qu’en activant cette décision; Madrid crée un mécanisme d'ingérence dans les affaires d’un pays voisin et ami.
En effet doter des citoyens marocains, résidant dans les provinces du Sud, d'un passeport européen équivaut à dire que l'Espagne s'attribue une tutelle consulaire sur des ressortissants vivant sur un territoire différent du sien.
Un espace considéré, de surcroit, non autonome par le droit international. Ce dispositif ressemble à s’y méprendre au système des « protections » consulaires des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, à l’origine du démantèlement de l’Empire Chérifien du Maroc.
Il était utilisé par les puissances européennes pour soustraire des populations locales à la juridiction des Sultans du Maroc à l’origine de la colonisation du Sahara en 1885 et du reste du Maroc en 1912.
Sur le plan symbolique l’Espagne, par cette décision, plante un couteau dans le dos du Royaume du Maroc. En effet pour mettre en œuvre ce projet funeste, elle devra :
•Accepter des documents d'état civil émis à Tindouf et certifiés par la représentation du Front Polisario. Est-ce que cela veut dire que l’Espagne reconnait des pouvoirs administratifs à une entité séparatiste non souveraine ?
•Doter des séparatistes ou des militants affiliés au Polisario d’un passeport espagnol. Cela revient à dire qu’ils pourront circuler, et diffuser leur propagande hostile au Maroc, dans tout l'espace Schengen, sans contradiction.
Ils ont développé un savoir-faire tel qu’aujourd’hui ils ont réussi à installer la question du Sahara, une arnaque absolue, en tant que question de liberté alors même que les habitants des camps de Tindouf sont séquestrés (ils n’ont pas le statut officiel de réfugiés qui leur permettrait de circuler librement).
Ils pourront même installer légalement leurs officines dans des zones stratégiques comme Sebta ou Melillia et mener des activités d'agitation dans la région nord du Maroc. C’est regrettable.
Non seulement l’Espagne viole le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain mais installe sa juridiction au-dessus de la juridiction territoriale du Maroc.
C’est-à-dire qu’elle rompt la relation d'allégeance politique et juridique qui est censée lier les marocains (Sahraouis) au Maroc. Elle le fait en toute illégalité d’ailleurs.
L'octroi d'une nationalité doit reposer sur un « lien effectif » (un rattachement réel, social, culturel et territorial préexistant).
Or l'Espagne s'est retirée du territoire en février 1976. Elle a rompu ce lien. Elle ne peut pas venir le renouer cinquante ans plus tard avec des individus qui n’ont plus aucun lien avec l’Espagne.
L’impression qu’elle le fait pour faire plaisir à un autre état, dont les visées sur le territoire marocain sont de plus en plus évidentes, pour 10% de gaz gratuit chaque année, laisse un gout amer de ce côté de la Méditerranée.
Par Bargach Larbi.
•Doter des séparatistes ou des militants affiliés au Polisario d’un passeport espagnol. Cela revient à dire qu’ils pourront circuler, et diffuser leur propagande hostile au Maroc, dans tout l'espace Schengen, sans contradiction.
Ils ont développé un savoir-faire tel qu’aujourd’hui ils ont réussi à installer la question du Sahara, une arnaque absolue, en tant que question de liberté alors même que les habitants des camps de Tindouf sont séquestrés (ils n’ont pas le statut officiel de réfugiés qui leur permettrait de circuler librement).
Ils pourront même installer légalement leurs officines dans des zones stratégiques comme Sebta ou Melillia et mener des activités d'agitation dans la région nord du Maroc. C’est regrettable.
Non seulement l’Espagne viole le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain mais installe sa juridiction au-dessus de la juridiction territoriale du Maroc.
C’est-à-dire qu’elle rompt la relation d'allégeance politique et juridique qui est censée lier les marocains (Sahraouis) au Maroc. Elle le fait en toute illégalité d’ailleurs.
L'octroi d'une nationalité doit reposer sur un « lien effectif » (un rattachement réel, social, culturel et territorial préexistant).
Or l'Espagne s'est retirée du territoire en février 1976. Elle a rompu ce lien. Elle ne peut pas venir le renouer cinquante ans plus tard avec des individus qui n’ont plus aucun lien avec l’Espagne.
L’impression qu’elle le fait pour faire plaisir à un autre état, dont les visées sur le territoire marocain sont de plus en plus évidentes, pour 10% de gaz gratuit chaque année, laisse un gout amer de ce côté de la Méditerranée.
Par Bargach Larbi.